Djamila, Eugène, Edouard, Auguste et l’autre

Publié le par KLAPP'68

    Djamila Sonzogni, élue Verte au conseil municipal de Mulhouse, nous a écrit. Nous publions son courriel et notre réponse.

    Le courriel de Djamila Sonzogni:

    Salut à tous,
J’ai regardé attentivement votre blog.
Je connais un certain nombre d’entre vous puisque j’ai participé à quelques unes de vos initiatives comme le débat sur le vote électronique.
J’ai pensé et je le pense encore que nous sommes sur la même longueur d’ondes sur un certain nombre de sujets.
J’ai regardé attentivement votre rubrique sur la vie politique de Mulhouse et je suis étonnée que vous ne parliez pas de la motion de défiance présentée par les deux élues vertes pour demander à Jean-Marie Bockel de démissionner.
Que vous ne disiez pas que seules les deux élues vertes plus un adjoint PS ont voté cette motion
Que vous ne disiez pas que tout le groupe majoritaire et l’opposition et même l’extrême droite ont soutenu le ralliement de Bockel à Sarkozy
Que vous ne disiez pas non plus que ces deux élues vertes se sont abstenues dès février 2007 sur le budget parce qu’elles dénonçaient la politique de l’équipe bockélienne comme une politique anti-environnementale, anti-sociale et sécuritaire et qu’elles ont été éjectées du groupe majoritaires et qu’elles en étaient très fières… et qu’elles n’ont été soutenues par personne, même pas par les communistes ou les alternatifs !!!
Voilà, juste pour vous dire que je trouve vos informations un peu incomplètes.
Mais vous pouvez toujours rectifier !
Je vous fais confiance pour faire parvenir ce texte à tous vos lecteurs pour que votre blog soit démocratique et vivant.

    Amitiés

    La lutte continue, mobilisons nous pour défendre un projet écologiste, solidaire et de gauche à Mulhouse

Djamila Sonzogni, Conseillère municipale, Conseillère régionale Verte et à gauche.
www.djamilasonzogni.fr


Notre réponse:

    Djamila a raison. On aurait dû parler de ce fameux conseil municipal. On aurait dû souligner que Bockel a réussi à mettre de son côté une écrasante majorité d’élu-e-s. et probablement aussi de citoyens de base. On aurait dû souligner, qu’effectivement, 3 voix seulement se sont portées sur la motion demandant la démission du Maire.
    On aurait dû également analyser tout ça, en évoquant le contexte, ainsi que le passé : Emile Muller a fait le coup il y a près de quarante ans, Jean-Marie Bockel le fait aujourd’hui. On aurait même pu, à cette occasion, illustrer de manière amusante la notion d’opportunisme en mettant à jour les motivations cachées de beaucoup de postures politiciennes. Il y a près de quarante ans en effet, Eugène Riedweg et Edouard Boeglin ont critiqué et quitté Emile Muller ; aujourd’hui, les deux mêmes applaudissent et suivent Jean-Marie Bockel.  Et Auguste Bechler ?... on ne se souvient plus vraiment, mais dans le passé il a probablement été férocement contre Muller; aujourd’hui, il demande à réfléchir avant d’être contre Bockel. Est-ce qu’on s’en serait pris à Henri Metzger ? Pas sûr, il est déjà assez pitoyable comme ça.
    On aurait dû également - mais là il n’est pas dit que Djamila aurait autant apprécié - décrire ce conseil municipal comme une séance de préinscription sur les listes de candidat-e-s aux prochaines élections. Et là, c’aurait été pour nous une nouvelle occasion de nous interroger sur l’opportunisme en politique : pour s’étonner, voire s’indigner, aujourd’hui du choix de Bockel, il faut avoir fait semblant, hier, de ne pas avoir compris ce qu’il était déjà. Enfin, pour rendre service à tout le monde, on aurait même pris la peine de réserver une place à cet’ pov’ Arlette(1) : devant ou derrière son camarade ministre ?... Nous on sait ce qu’elle veut, mais sait-elle ce qu’elle vaut encore ?...

    Alors, pourquoi ne l’a-t-on pas rédigé cet article, après le fameux conseil municipal ? Tout simplement parce qu’on est peu nombreux et que ce genre de tâches n’attire pas autant de volontaires que pour des candidatures à des élections, municipales ou autre. Faire vivre Klapp sera plus difficile que de monter une nième liste d’ «opposants» pour une «autre politique».
    Mais, au moins, si Klapp devait mourir, on ne pourra pas dire dans son bilan qu’il aura contribué plus ou moins volontairement à la carrière d’un suppôt de la classe dominante. L’équipe du Klapp  - puisse-t-elle s’agrandir, on lance ici un appel !  - a bien pour objectif, elle, de contribuer à l’émancipation des dominés.


(1) Grosskost
 

Publié dans Politique

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