Antennes relais (1): silences et désinformation à Mulhouse comme ailleurs.

Publié le par KLAPP'68

 
« Le consommateur d’Alsace » (n°179 – Mars/Avril 2008) a réalisé un dossier sur le téléphone mobile. Si on y trouve des informations techniques détaillées sur le fonctionnement de ces appareils, le magazine constate qu’il est très difficile, voire impossible, de se faire une idée précise des lieux et du nombre d’antennes relais installées par les opérateurs ; et encore plus difficile de connaître la puissance des ondes électromagnétiques qu’émettent ces antennes. Puissance qui est pourtant un des paramètres décisif de leur dangerosité.
Sur la base des chiffres « officiels », il pourrait y avoir 750 antennes relais en Alsace ; sur la base des chiffres d’un organisme indépendant, beaucoup plus crédibles, il y en aurait 4 fois plus, soit environ 3000. Evidemment, aucune commune n’est épargnée ; dans les villes c’est par dizaines (ou centaines ?) qu’il faut les compter. Avez-vous entendu un élu ou un candidat soulever ce problème ? Ce sont pourtant les collectivités locales qui donnent les autorisations d’implantation. Quand elles le font, c’est en catimini, comme le montre l’exemple récent d’une antenne relais installée au centre-ville de Mulhouse, en site protégé (l’architecte de Bâtiments de France a-t-il été informé ? Et si oui qu’en pense-t-il ? ) sur le toit de la maison voisine d’un conseiller municipal et candidat maire : Freyburger lui-même ! A la décharge de l’élu, il faut dire que l’engin n’a été visible que quelques heures, vite camouflé à l’intérieur d’une fausse cheminée… dont le permis de construire a été délivré par la Mairie de Mulhouse ! Freyburger ignore-t-il ces pratiques ou va-t-il les attribuer à l’équipe à Bockel qui les couvre sans état d’âme ?
Ou alors il n’a pas voulu les voir ? Il est vrai que l’héritage « socialiste » est – là aussi – particulièrement lourd à assumer : c’est Jospin qui a signé, avant son départ en 2002, un décret fixant le seuil tolérable à une valeur 15 à 60 fois supérieure à celle admise dans d’autres pays : de quoi transformer les habitations proches d’une antenne en véritables fours à micro-ondes. Chauffe, Freybu !
Et Sonzogni, et les autres écolos, on ne les a pas non plus entendus là-dessus ! Peut-être faudra-t-il les alerter en les appelant sur leur portable ?!... Ce ne serait pas la première fois que des élus seraient interpellés sur ce dossier à Mulhouse : citons, par exemple, les habitants du quartier de la Marseillaise, en face de la tour des pompiers, qui se plaignent des nuisances depuis deux ans ; des articles ont été consacrés à l’affaire dans l’Alsace et dans les DNA.
 
Mais on peut sûrement faire plus que simplement alerter nos élus, comme le montre les actions de l’association « Robin des Toits » dont nous publions deux communiqués dans les deux articles qui suivent. Dans le premier communiqué, on voit la fine équipe du tandem strasbourgeois Grosskellermann raconter des bobards et se faire déborder par des militants qui prennent des initiatives qui compensent un peu l’inertie coupable des édiles. Dans le deuxième communiqué, « Robins des Toits » fournit de précieuses (et inquiétantes) informations : on découvre que les menaces pour la santé sont beaucoup plus graves que les médias, nos élus et nos dirigeants ne le disent. Des infos à diffuser largement.
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Olivier 06/03/2008 11:41

les gens utilisent leur téléphone portable tous les jours et attendent inconscients, qu'on leur donne le taux de maladies graves dues à ces appareils et leurs antennes ...30 ans plus tard.pas facile d'y voir clair et pourtant : qui veut croire qu'une femme enceinte qui s'assoie sur un banc sous un arbre qui camoufle une antenne relais de téléphone mobile, et bien elle vient de faire un acte grave de conséquence pour son foetus... etc etc