Présidentielles: Les raisons du vote alsacien

Publié le par KLAPP'68

Nous communiquons dans son intégralité la réaction d'un personnage politique alternatif local qui mérite une lecture attentive et suscite le débat...

KLAPP'68


10 mai à chaud

    C'est comme beaucoup d'entre nous, assis devant mon écran de télévision, que je viens de prendre connaissance de la réaction de Ségolène qui, à première vue, encaisse avec dignité sa défaite. Comme une machine bien huilée, elle vient de nous dire, avec apparemment beaucoup de conviction, qu'elle continuera à porter l'espoir.

    Mais quel espoir ? Tout cela me semble être désespérément vide. Et Strauss-Kahn et Fabius qui déjà sont à l'affût, me renforcent dans cette impression de vide.

    Et déjà on parle de nouvelle bataille : celle des législatives et là aussi cette Gauche sans imagination se contentera de vouloir gérer à gauche un système basé sur l'exploitation de l'homme par l'homme.

    Mais… cette impression de nullité, de vide vient d'être dépassée par l'apparition du vainqueur du jour : Nicolas SARKOZY. Il a gagné, c'est une victoire claire, nette et sans bavure. Ce n'est d'ailleurs pas une surprise, on s'y attendait. Il suffisait de savoir compter après le premier tour. Et pourtant j'avoue que je suis littéralement abasourdi, catastrophé et… j'ai honte pour la France.

    C'est tout et… c'est beaucoup. Des images, des expressions diverses se bousculent dans ma tête : expulsions, ordre, sécurité, délations, dénonciations, haine, etc, etc.

    Et… sans transition mes pensées vont vers cette extrême Gauche, cette gauche anti-libérale, ces vainqueurs du 29 mai qui, ce soir, sont désespérément absents.

    Vos discussions, vos divisions nous ont disqualifiés et vous ont disqualifiés.

    Et quand je dis vous, je pense à nos porte-paroles petits ou grands. Nous aurions pu représenter l'espoir et vous avez semé le désespoir.

    J'espère que vous n'aurez pas le culot, l'outrecuidance de nous convier à reparler de recomposition, car grâce à vous, c'est la décomposition que nous avons récoltée.

    Et pourtant, et pourtant.

    Aujourd'hui, il s'agit d'être attentifs à ces expériences citoyennes qui se mènent ici et là, à ces lueurs d'espoir, à ces cris sourds qui s'élèvent.

    Peut-être réussirons-nous à remobiliser, à résister, à porter vraiment l'espoir.

Roger WINTERHALTER

Publié dans Politique

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